Heldey the Geek

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De mes sautes d'humeurs jusqu'à mes élans philosohpiques, de ce qui se passe dans mon monde à la dernière nouvelle technologique... Bienvenue dans mon blog.

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Le paroxysme de l'orgeuil Français à Québec

Par Heldey :: 10/07/2007 à 20:51 :: Analyse

C'était une magnifique journée avec un sublime horizon sans nuages... Que demander de mieux pour aller dîner sur une terrasse? Justement, nous sommes dans le Vieux Port. Nous voulions aller dans le Vieux Québec, mais le stationnement du Petit Séminaire marquait complet. Alors, après un bon quart d'heure de recherche, nous voilà dans le port, libérés de notre voiture, à chercher un endroit pour manger. On connaît un «Bistro Français», ou, plutôt, «Bistro Parisien» (la graaande différence...) tout près de là, avec terrasse... Let's go! Mais j'ai comme un mauvais pressentiment. C'est qu'on a accueilli des Suisses chez moi récemment et ils ont passé un long moment à me décrire l'abyssal orgueil Français — d'ailleurs, j'en ai reparlé à un Français par après et il a dit que les Suisses considéraient les Français comme des êtres inférieurs. Décidément, cette bonne guerre entre francophones n'est pas finie!  Je ne pouvais pas m'empêcher d'y penser en entrant dans ce «Bistro».



Je regarde donc le nom du restaurant... Le «café du Monde», bien qu'il serve de la cuisine entièrement française, c'est bien indiqué... Un point pour le Suisse. J'entre, et je m'engage dans l'escalier puisque le restaurant est au deuxième étage, et une petite pancarte bien sympathique m'indique que « Le bonheur est à l'étage ». Ça y est, deux points pour le Suisse. C'est précisément à cet endroit que me vient l'idée de cet article. C'est étrange tout de même! Je n'ai pas touché à ce blog depuis des semaines, et voilà que les Français me donnent une idée! Vraiment, il y a une étrange relation entre francophones. On se parle dans le dos, se déteste, puis on s'offre des monuments pour les anniversaires de nos villes et on crée des énormes vagues d'immigration d'un pays à l'autre.


D'ailleurs, vous avez déjà vu la «Place de France»? C'est un monument, euh, correction, une horreur cubique d'art moderne version années 50, dédiée aux premiers Français en Amérique du Nord, offerte par nul autre que Jaques Chirac, alors premier ministre de France. Mais... j'ai enfin trouvé la vérité! Les monuments aussi servent à nous détester! Ces monuments ne sont que des outils pour rendre la ville de l'autre plus laide! Je crois bien que les Français ont gagné sur ce terrain-là: le blanc jauni des cubes a bel et bien gâché tout le quartier. En fait, le seul cadeau valable que la France ait faite au Québec a été... acheté, par monsieur Simons! Vous comprendrez que je parle de la fontaine de Tourny, dont quelques pièces servaient de rocaille lorsqu'on les a découvertes... Magnifique fontaine d'ailleurs. J'ai pu le constater par moi-même lors de la promenade.


Mais revenons à ce bistro parisien. Je disais donc que je m'étais engagé dans l'escalier. Le service étant impeccable, une serveuse nous mène à notre table. On nous distribue les menus... Le créateur du menu a pris un malin, très malin plaisir à parsemer les mets de mots inconnus, histoire de nous obliger à demander à notre serveur français, en toute humilité, ce que c'est. Je suis parano? Peut-être, mais le serveur avait un de ces regards satisfaits, comme s'il riait à pleine gorge dans sa tête, pendant l'explication(OK, je suis très parano.)... J'opte donc pour une assiette d'Antipasta en entrée. La cuisine est excellente, y'a pas à redire! Mais à quel prix! Je ne parle pas de l'argent, non, pour cela c'est très correct, mais pour se sentir coupable de ne pas être entré au restaurant avec un foulard bleu-blanc-rouge et une baguette de pain dans les bras.


Comme repas principal, je prend un «Spaghetti tricolore à la bologne». Je dois vous avouer qu'après réflexion, j'ai réellement craint que mon assiette soit aux couleurs du drapeau tricolore de France. Mais non, rassurez-vous... Alors je mange, regarde autour... Tiens, une autre pancarte sympathique indique «La Seine», avec une flèche vers notre fleuve Saint-Laurent national! Trois points pour le Suisse! Je continue à manger, fermentant cet article. Le service est vraiment excellent, la bouffe incroyable... Peut-être trop, même. Le serveur peut parfois vous débiter un discours frivole à une vitesse incompréhensible, mais enfin, on ne peut pas trop en demander à un Français... Pas même de nous écouter plaider notre cause. C'est que, voyez-vous, un client de la table voisine a renversé son verre d'eau et éclaboussé son compagnon de table. Le serveur a aussitôt accouru, puis la patronne, imposante et autoritaire malgré sa petite taille et son accent ridicule (accent français!). Le pauvre serveur, après avoir tout ramassé, s'est fait demander par le boss « Qu'est-ce que tu attends pour faire une autre gaffe-euh? ». Remarque typiquement française, et de plus la dame était déjà loin quand le serveur a dit « Ben en fait c'était le monsieur... ». J'aurais eu envie de lui donner quelques tapes sur l'épaule, à ce pauvre serveur...


Nous payons la note, quittons le restaurant... Tiens, je me demande si elle est importée, cette carte du monde avec la France au milieu qui trône au centre du restaurant. Aucun artisan québécois, ni même canadien ou américain, n'aurait pu s'abaisser à fabriquer cela après tout... Et je suis obligé de passer par la «Place de France» pour retourner à la voiture. Vraiment une horreur, mais je l'ai déjà dit... Ouf, je ne croyais pas que cette aventure serait si longue à décrire. Il faut croire que j'en avais beaucoup sur le coeur à propos des Français!


le «be smart»

Par Heldey :: 18/05/2007 à 19:00 :: Analyse
J'ai lu récemment, grâce à Noxy, un magnifique essai de l'auteur Paul Graham sur le rapport direct entre la popularité et l'intelligence. Mais les réponses qu'il donne, aussi judicieuses soient-elles (c'est d'ailleurs ce qui donne le côté magistral à cet essai), n'ont pas été, pour ma part, le point le plus marquant de ce texte. C'est plutot la description que l'auteur fait, en conaissance de cause, de la pensée du groupe de personnes que j'appellerai dorénavant les «smarts» face à la popularité (nerd étant, je trouve, quelque peu péjoratif).

Au delà du fait que j'aie trouvé moins intéressant la recherche de causes au fait les smarts soient malmenés et torturés durant leur adolescence et qu'on y cherche des expliquations, principalement parce que je ne viens pas d'un millieu avec des standard de «be cool» aussi élevés qu'aux États-Unis, le rythme rapide de cet essai et l'indéniabilité des conclusions m'a été totalement envoûtant.


Autant il y a une forte correspondance entre l'intelligence et la cote de popularité, autant l'intelligence n'est pas un facteur direct de popularité. La majorité des jeunes à l'école ne se préoccupent aucunement du niveau d'intelligence de leurs compagnons. Dire que les smarts ne peuvent devenir populaire parce que les autres sont jaloux d'eux est une fausseté. Personne ne se soucie de l'intelligence en soi.

Mais pourquoi, pourquoi alors les smarts ne deviennent-ils pas populaires par leur propres moyens? Après tout, on devient populaire, on ne l'est pas. Alors pourquoi ne battent-ils pas le système de castes archaïque inventé de toutes pièces par les élèves pour pallier l'inutilité d'instaurer une forme de hiérarchie dans les écoles? Car là est un gros problème. Partout où vous travaillez, partout où vous vivez, il y a une forme, aussi discrète soit-elle, de hiérarchie. Mais  il n'y a nul besoin de hiérarchie dans une classe, tous les élèves font partie du même groupe et sont au même niveau, juste sous le professeur. Mais dès que les jeunes se retrouvent laissés à eux même, il y a dans la nature humaine un besoin de hiérarchie. Alors ils en inventent un avec ce qu'ils ont. Pas les notes de bulletin, non (malheureusement), mais l'indice de "coolness".

Alors pourquoi les smarts ne battent pas un système aussi stupide et sans fondement, comme ils le font pour un examen de maths? La réponse est, selon l'auteur, duquel j'ai tout de suite adhéré aux idées, que les smarts ne veulent simplement pas être populaires.

Il faut remettre les choses dans leur contexte. Être populaire dans une école secondaire n'est pas un hobby, un truc que l'on fait dans ses temps libres. Non, être populaire ne demande rien de moins que chaque minute éveillé de votre vie, 24 heures sur 24, 365 jours par ans. Mais les nerds poursuivent un objectif plus grand. Ils veulent être intelligents.

Pour comprendre cette affirmation, il faut se poser la situation suivante. Vous avez un examen final d'une matière quelquonque demain. Vous savez que vous devez impérativement étudier, pas sous peine d'échouer mais d'avoir une note bien plus basse que vos capacités. D'un autre côté, il y a, juste en face de chez vous, un méga party, avec tous les gens in invités. La plupart des gens répondraient probablement qu'ils étudieraient, c'est certain. Mais au bout de quelques réflexions et questionnements, il devient clair que la majorité des gens  n'étudieraient que pour ne pas gâcher le party en ayant des remords, pour avoir la conscience tranquille, finalement.

Là réside la différence entre les smarts et les autres. Leur attention est beaucoup plus attirée par la monde, ses livres, ses sciences, son histoire, pas par faire la fête et se rebeller contre l'autoritée. Les nerds passent leur temps à faire de belles fusées, à bien parler leur langue, à comprendre comment fonctionne leur ordinateur pour pouvoir ensuite le programmer, à comprendre le monde qui les entoure. Finalement, ils passent leur temps à faire de grandes choses. Et quand on connaît le temps d'entretient que demande la popularité, les deux ne sont simplement pas compatibles.

Contrairement à la définition péjorative qu'on leur donne, les nerds ne sont pas asociaux et marginaux. Ils ne sont que pas assez portés vers les activitées sociales. D'ailleurs, peu de smarts deviendraient la personne la plus populaire de l'école contre 30% de moins en maths.

Mais tout le monde veut devenir plus populaire, c'est indéniable. S'en rendant compte ou pas, chaque personne voudra bien paraître, par exemple en achetant du ligne neuf et à la mode. Mais ils ne font pas cela pour eux-même, du moins pas directement. Ils le font pour les autres, qui eux définissent ce que vous êtes.

Là est donc le problème. Les smarts ont deux idéaux. être populaire, certes, mais encore plus être intelligent. C'est ce qui cause leur comportement moins porté vers l'activité sociale et, par le fait même, leur mauvaise "cote de popularité".

EDIT: Oublie oh combien stupide de ma part, j'ai totalement oublié de linker ledit essai... Erreur avouée à moitié pardonnée comme on dit...

http://www.paulgraham.com/nerds.html
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